Histoire du sac à main : une histoire de mode, de femmes et de mains libres
Tu l’as dans ta main, sur ton épaule, parfois sur le coude quand t’as un café dans l’autre main… le sac à main, on ne le présente plus.
Mais sais-tu vraiment d’où il vient ?
Parce que cet accessoire du quotidien a une histoire bien plus riche qu’on ne le pense.
Origine antique, révolutions vestimentaires, guerres mondiales… le sac à main a traversé les siècles avec une sacrée élégance.
Je t’embarque dans ce voyage dans le temps, point par point.
Table des matières
L'histoire du sac à main : de l'Antiquité au Moyen-Âge
L'antiquité : quand le sac était une question de rang
Dans l’Antiquité, ce sont les esclaves qui portaient le sac.
Confectionnés en poil de chèvre ou en peau d’animal, ils servaient à transporter les affaires de leurs maîtres : bijoux, monnaie, objets de valeur.
Pas très glamour comme début, hein ? Mais la raison est toute simple : les vêtements de l’époque n’avaient pas de poches. Quelqu’un devait bien s’en charger !
Le Moyen-âge : l'apparition de la bourse
Au Moyen-âge, l’utilisation du sac à main reste dans un premier temps, purement pratique. Les voyageurs s’en servent pour transporter leurs nourritures et les ouvriers, leurs outils.
Les ecclésiastiques, quant à eux, utilisent le sac à main comme une bourse appelée « aumônière » afin de pouvoir y glisser des pièces à distribuer aux plus pauvres.
Les habits sont toujours dépourvus de poches alors les plus riches nouaient à la ceinture ou à la taille une petite bourse qui prend la forme d’une escarcelle, souvent dotée d’une serrure pour y transporter argent et bijoux.
Cette bourse mise à la taille est aussi bien portée par les hommes que par les femmes, chacun y range ce qu’il a besoin : argent, bijoux, mouchoirs…
Nous assistons aux prémices de la « mode », les femmes l’attachent parfois à leurs ceintures, pour être élégantes.
Les bourses sont personnalisées par de la broderie ou des pierres précieuses qui donnent par la même occasion un signe extérieur de classe sociale.
De la Renaissance au Premier Empire : poches, châtelaines et retours en grâce
La Renaissance : la désuétude du sac
Grande innovation au 17ème siècle, à l’époque de la Renaissance, l’apparition des poches arrive sur les vêtements ! Le sac à main devient désuet.
La mode, à cette époque est aux tissus bouffants, femmes et hommes utilisent des pochettes de toiles qu’ils accrochent aux hanches, sous les vêtements et qui sont accessibles grâce à des fentes, voilà comment sont nées nos poches (c’est la classe !). Plus besoin de montrer son sac à main aux yeux de tous ; ils peuvent transporter leurs bijoux, argent tout en ayant les deux mains libres ! Nous sommes bien d’accord, les plus riches ne s’embêtent pas, ils ont toujours leurs domestiques pour transporter leurs affaires.
Le chic plus ultra dans la haute société, c’est de porter la « châtelaine » : c’est un ensemble de petits objets reliés entre eux par des chaînettes, qu’une femme porte accrochés à sa ceinture.
Les châtelaines sont le comble du chic. La coquetterie est née dans l’univers des sacs à main !
Premier Empire : le retour du sac
Nous sommes au début des années 1800, et nous assistons à une nouvelle mode vestimentaire.
Avec l’innovation de la poche, les femmes ont pris l’habitude de toujours se promener avec leurs effets personnels. La mode change, au revoir les robes amples et ses jupons, bonjour aux robes plus simples, au design plus épuré et la taille rehaussée. Vous l’avez certainement reconnu, je parle de la robe impératrice ou robe empire !
Les femmes suppriment les poches cachées de leurs tenues, afin de mettre en valeur leur silhouette, mais souhaitent avoir avec elles, leurs objets personnels. Le sac à main devient une évidence. Elles commencent à l’associer à leurs tenues. Il est généralement de forme ronde ou carrée et souvent orné de pierres, pour mettre en avant son rang social.
Chez les hommes, le pantalon avec les poches est très tendance alors ils délaissent peu à peu les bourses.
Ce sont donc les femmes qui font du sac à main, un accessoire indispensable. Au fil du temps, elles attachent autant d’importance à leurs sacs qu’à leurs robes ou même chaussures.
Du 19ème siècle à nos jours : de la maroquinerie à la minaudière
Le 19ème siècle : l'âge d'or de la maroquinerie
Au 19ème siècle, le sac à main est l’accessoire de mode incontournable qui s’accorde harmonieusement avec les différentes tenues.
Il se fabrique avec des tissus de plus en plus nobles et est brodé de pierres ou de perles. Le sac en cuir va devenir la norme, il est souvent accompagné d’une poignée pour transporter avec plus de facilités ses effets personnels.
La bourgeoisie commence à parcourir le monde, aux alentours des années 1860, elle achète des bagages luxueux et personnalisés (méga classe !!). C’est à cette époque-là que Louis Vuitton et sa grande maison de maroquinerie apparaît. On lui demande d’empaqueter les affaires d’Eugénie, femme de Napoléon III. Il propose un système de bagage en forme de malle. Grâce à son savoir-faire, il devient le fournisseur attitré du dernier empereur de la France et fera fortune.
Avec ces envies de voyages, les sacs à main vont s’agrandir afin de contenir toute la panoplie de ces dames : bijoux, éventails, matériels de couture…
La Première Guerre mondiale : l'invention de la bandoulière
Avec la guerre, le cuir est réquisitionné pour renforcer les tenues et les équipements des soldats. Mais notre sac à main n’a même pas peur, car il va connaître une période de transformation.
Les femmes doivent remplacer les hommes partis combattre au front, elles doivent répondre aux besoins de l’effort de guerre. C’est alors que le sac va connaître une transformation, une innovation même : la bandoulière.
Les femmes ont besoin d’avoir leurs deux mains libres, en ajoutant cette bandoulière, elles inventent le sac à main besace.
Pendant cette période de restriction (c’est la guerre !!), les créateurs vont changer leurs matières premières. Ils vont utiliser des peaux de crocodiles, des fourrures, des plumes.
1920-1930: les années folles et l’apparition de la minaudière
Victoire, la guerre est finie, place à l’insouciance des années folles !
Les femmes s’émancipent en se maquillant et en fumant en public.
Elles utilisent un vanity-case pour y ranger maquillage et cigarettes qu’on appelle aussi « nécessaire » (vous avez compris le sens du mot 😉), « nécessaire » car il contient le nécessaire d’une femme : tube de rouge à lèvres, miroir, poudrier mais tout en miniature.
Vers 1930, la minaudière ou « sac-bijou » fait son apparition.
Ces minuscules sacs servaient à transporter le minimum d’affaires. Fini le sac besace et son côté pratique, et faisons place au petit sac, un pur accessoire de mode.
1940 à nos jours : sous toutes ses formes
La seconde guerre mondiale éclate et les restrictions sont de retour. Les sacs à main en cuir sont envoyés aux services militaires pour récupérer le cuir afin de renforcer les uniformes des soldats.
Quand arrivent les années 50, on conçoit les sacs avec les matières sous la main. Ils sont souvent faits en tissus, mais par la suite, le cuir reviendra et aura toutes les faveurs de ces dames.
Au cours de la deuxième partie du 20ème siècle, le sac à main est devenu un accessoire incontournable et privilégié des femmes, tant par son aspect pratique ou/et esthétique.
Qu’il soit grand ou petit par sa taille, avec ou sans bandoulière, chaque femme y trouve son bonheur.
Le fil de la fin
De l’esclave de l’Antiquité à l’accessoire de désir qu’on choisit avec soin, le sac à main a fait un sacré chemin.
Ce qui ne change pas, c’est le besoin qu’il comble : transporter un peu de soi-même, avec style.
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Trousse de toilette fait main : comment bien choisir la vôtre ?
C’est l’un de ces petits objets qu’on ouvre tous les matins sans y penser.
La trousse de toilette nous accompagne dans la salle de bain, en week-end, au sport, parfois même au bureau pour planquer le rouge à lèvres préféré. Bref, un compagnon discret… mais qu’on garde des années.
Alors quand vient le moment d’en choisir une nouvelle, on s’attend à ce que ce soit simple.
Spoiler : ça ne l’est pas. 😅
Entre les modèles voyage XXL, les pochettes maquillage minimalistes, les versions plastique à 5 € et les modèles « luxe » à 80 €, on peut vite y passer une heure (et finir par renoncer).
Pour vous aider à y voir clair, voici 5 critères concrets pour bien choisir votre trousse, avec un petit faible, vous l’aurez deviné, pour le fait main 😉
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